B I O G R A P H I E

Née en 1990. Florence Giroux Gravel est une artiste émergente qui vit et travaille à Québec. Elle est diplômée de ​l’Université Laval, ​l’Université Panthéon-Sorbonne Paris 1 ​et de laNew York University (NYU)​. Elle a exposé au Canada, aux États-Unis et en France, notamment au Musée Marius-Barbeau (expo solo), à ARTCH marché de l’art émergent, à la galerie AVE (expo solo), à ​The Commons Gallery à NYU et à la Cité internationale universitaire de Paris (expo solo).

D É M A R C H E 

Ma démarche est ancrée dans un processus d’individuation de l’être et une quête identitaire/spirituelle qui passe à travers mes mémoires, mon flux dans le temps et mes transformations. Mon geste est narratif, répétitif, possiblement dans une finalité cathartique. La forme et la couleur activent le processus de contemplation de l’âme et du corps. Ainsi, mon travail s’articule par des passages et rythmes chromatiques en résonance avec le support ou la structure auquel il se rattache. J’exploite la profondeur de l’espace et la matérialité, tout en demeurant dans la simplicité, la sensibilité et la délicatesse. 

Les effets chromatiques et le mouvement jouent un rôle respiratoire, ils donnent vie à mes oeuvres. L’œil traite l’illusion d’optique et mélange par lui-même les couleurs de chaque fil que je tends. Les fils deviennent à la fois mes pigments et le prolongement des fragments de ma mémoire individuelle et celle collective. Comme l’araignée, j’obéis à mon instinct, me laissant guider par l’inconscient. La finesse du fil rend mes oeuvres presque immatérielles, comme une peau translucide laisserait voir les structures du corps. Telle une chorégraphe, j’entraîne mes fils dans une danse, travaillant la rythmique et la permutation pour qu’une musicalité en émerge. Par superposition et juxtaposition, je crée, selon les déplacements du spectateur, des effets de transparence chromatique et de multiples possibilités de perception. Le regard en pérégrination chevauchant d’un fil à un autre, transforme les champs de perception et s’acclimate petit à petit à des longueurs d’ondes inattendues. 

M’inspirant éperdument de la nature où je trouve souvent réponses à des interrogations optiques et chromatiques, je livre ce que la rétine de mes yeux garde en mémoire. M’introduisant entre les dimensions du visible et de l’invisible, j’interroge les liens qui génèrent une forme de perception spatiale et psychique entre l’Art, l’Architecture, l’Environnement et le Paysage.